Dimanche 15 avril 2007
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10:18
Dernier détail avant de prendre le bateau, trouver quelques potions magiques contre le mal de mer ! Did étant malade en bateau, en voiture, en avion et même en trottinette, y’avait urgence ! Rajoutez à cela une traversée d’une dizaine d’heures dans une des mers les plus dangereuses de la planète et nous obtenons un mélange fort rassurant. Mais ne vous inquiétez pas la traversée a été très calme il parait. C’est vrai qu’on ne les a pas du tout senti les creux de 7-8 mètres !
Laissons de côté les considérations techniques ; nous voilà en Tasmanie et son accueil par un majestueux lever de soleil sur les reliefs côtiers nous a mis dans le bain d’entrée. Ce fut un séjour magnifique.
Nous avions prévu environ 2 semaines pour faire un rapide tour de l’île et cela n’a pas été de trop, loin de là ! Nous aurions éventuellement pu y rester quelques temps de plus si nous avions trouvé du travail mais nous sommes tombés en saison creuse. Cerises et framboises finies, pommes et raisins pas encore prêts à être ramassé, et nous ne dormions pas en backpacker (hôtel – auberge de jeunesse) ne nous donnant pas de "droit d’accès" à certaines exploitations… Business is business !
En tout cas nous avons été très chanceux (bah si ça nous arrive quand même de temps en temps !) avec les conditions météo. Avec un joli score de 10 jours de grand soleil sur 12 cela se qualifierait presque de miracle tasmanien. Ce joli cadeau nous a permis d'avoir des journées se déroulant sur un rythme d'enfer, enchaînant plages randos et routes sinueuses. D'ailleurs un de nos passe temps préféré à été le "laisser passer" de voitures voir même de camions tant les grimpettes tordues fournies sur place sont monnaies courantes. Malgré tout ça Charly s'en est sorti vivant et avec les honneurs s'il vous plait.
Cela nous fait penser à un de nos premiers soirs où nous cherchions un free camp se situant juste à coté d'après notre lecture d'une carte d'une précision exemplaire (l'ensemble de la Tasmanie sur l'équivalent d'un A4, bah oui on est des boulets). 2h plus tard nous l'avons enfin trouvé. Le détail qui nous avait échappé, est qu'à 20 Km/h, les distances paraissent vachement plus grandes. Il s'agissait d'un des soirs ou une petite bière, même tiède, était d'un grand réconfort et une récompense bien méritée.
Quelques jours plus tard, après de multiples randonnées dans les fabuleuses Cradle Mountains, nous avons fait une sympathique rencontre culturelle sur le lieu d'un autre free camp. Nous étions sur la plage de Strahan faisant face à l'océan du Sud et une gentille Rangers est venue nous conter la vie d'un petit oiseau que l'on croyait être un pingouin, et bah non ! Mais c'était marrant quand même d'être alignés derrière une corde les observant, en pleine nuit, trifouillant le sable à la recherche de leur future progéniture. Cela aurait été parfait sans le flot continu, sur le chemin situé à un bon gros mètre juste dans notre dos, des voitures 4x4 qui manquaient miraculeusement de shooter quelques uns de ces oiseaux légèrement égarés. Ils n'ont qu'à traverser sur les passages piétons aussi merde !
Autre free camp, autres conditions, la vie en van quand il pleut. Nous étions juste à coté de Port Arthur et nous avons été surpris en plein milieu d'une petite rando par un véritable déluge qui ne s'arrêta qu'au milieu de la nuit. Résultat, des tonnes de fringues complètement trempées dans un van déjà très humide. Conséquences, le lendemain, étalage de toutes ces fringues sur l'herbe d'une petite aire de pique-nique situé en plein milieu d'un petit bled. Quand on vous dit qu'on a la classe on ne vous ment pas !
Notre dernier free camp avant notre retour sur le continent était à l'entrée de la péninsule de Freycinet. Sur une plage magnifique au bout d'un chemin sablonneux, nous avons à la fois ressenti une impression d'autoroute car il ne fallait pas arriver trop tard pour avoir une place pour garer son van, mais aussi pour la première fois une impression de "communauté" de voyageurs.
Pour finir ce séjour en beauté nous avons eu la chance, pendant notre traversée en bateau et donc en pleine mer, d'observer le passage d'une comète. Dans un cadre complètement inédit et féerique ce fut un sympathique petit cadeau d'au revoir.